Les X en colère !

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MANIFESTE CONTRE L'ACCOUCHEMENT SOUS X

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MANIFESTE CONTRE L’ACCOUCHEMENT SOUS X


Texte rédigé par et à l’initiative d’Audrey HERPE, Secrétaire de l’Association « X en colère », avec la collaboration et l’approbation d’un collectif composé de :

Maria-Pia BRIFFAUT, Présidente de l’Association « ADONX »
Laëtitia BURON, Fondatrice de l’Association « AMO »
Pierre-Marie PROUDHON, Président de l’Association « ANARO »
Pierre VERDIER, Président de l’Association « CADCO »
Jean-François KRIGUER, Président de l’Association « PROPHYLA-XY » et représentant d'associations de défense du droit à la connaissance des origines au CNAOP
Graciane, Présidente de l’Association « X EN COLÈRE »

Ont apporté leur soutien à ce Manifeste :

Claude SAGEOT-CHOMEL, Président de l'Association "DPEAO"
Myriam GANTY (Marianet), Présidente de l'Association "RETROUVONS-NOUS"


La Loi sur l’accouchement sous X :


L’évolution chronologique des cadres législatifs entourant l’abandon, l’adoption, la filiation et l’anonymat de naissance s’étend sur plus de 300 ans.
Cependant, l’histoire de l’accouchement sous X débute réellement en 1941, sous le gouvernement de Vichy, qui instaura une loi visant à garantir l’anonymat des mères désirant abandonner leur enfant dès la naissance (décret-loi du 2 septembre 1941).
Depuis, ce décret fut modifié à plusieurs reprises, pour aboutir à l’article L.222-6 du code de l’action sociale et des familles actuellement en vigueur.


Nos revendications :


Nous, nés sous X et enfants abandonnés sur le territoire français
Nous, citoyens français à part entière

EXIGEONS


Que soit enfin respecté notre droit à connaître nos origines,

Que la France applique la Convention Internationale des Droits de l’Enfant promulguée par l’ONU le 20 novembre 1989 et ratifiée par la France en 1990, aux côtés de 194 pays, stipulant notamment que :

- « Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale. » (Art. 3-1)
- « L’enfant est enregistré aussitôt à sa naissance et a dès celle-ci le droit à un nom, le droit d’acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux. » (Art.7-1)
- « Si un enfant est illégalement privé des éléments constitutifs de son identité ou de certains d’entre eux, les Etats parties doivent lui accorder une assistance et une protection appropriées, pour que son identité soit rétablie aussi rapidement que possible. » (Art.8-2)


C’est pourquoi nous demandons :

Que soit ABROGÉE la loi actuelle sur l’accouchement sous X afin de laisser place, à une nouvelle loi plus juste et prenant en compte les droits de chacun. Cette loi viserait notamment à abolir l’anonymat de la mère de naissance, et donc à recueillir son identité sous pli fermé lors de l’accouchement, afin que l’enfant, s’il le souhaite, puisse avoir le choix à sa majorité de connaître ses origines.

C’est dans cette optique que Madame la Députée du Tarn-et-Garonne Brigitte Barèges a été missionnée le 12 novembre 2010 par Monsieur le Premier Ministre François Fillon pour rédiger un rapport parlementaire préconisant un accouchement « dans le secret ».


Droit de réponse aux clichés véhiculés concernant l’abolition de l’accouchement sous X


Qu’il s’agisse de certains hommes (ou femmes) politiques, de certains professionnels de la santé, ou de l’opinion publique, nous sommes quotidiennement confrontés à un déni de notre souffrance et de nos droits, ainsi qu’à une avalanche d’oppositions et de clichés non-fondés visant à maintenir l’accouchement sous X. Il va de soi que nous ne pouvons rester muets face à cela, et notamment face à des arguments nous étant faussement attribués.


- Les droits de la femme, fréquemment évoqués afin de justifier l’existence de l’accouchement sous X. La femme doit avoir le droit de taire son identité et d’imposer à son enfant le secret de ses origines.

Nous répondons : NON ! Le droit des femmes ne doit pas et ne peut pas s’opposer à celui des enfants, des pères, des adultes en quête de leur identité et de leurs racines, aux droits fondamentaux des hommes et de l’Homme.
Le né sous X a besoin, afin de se construire, de savoir qui il est et d’où il vient. Ce choix doit être possible, et nous, les nés sous X, ne souhaitons pas que soit encore imposé aux futures générations de « X » le secret de leur histoire.
L’accouchement sous X tue psychologiquement les mères et les enfants, par le déni d’une situation douloureuse, rendant impossible toute forme de deuil, des deux côtés.


- Problèmes de santé publique, infanticides, retour aux tours d’abandon : nous lisons et entendons souvent, surtout de la part d’une certaine partie du corps médical, que supprimer l’accouchement sous X reviendrait à mettre en péril la santé des parturientes et des nouveau-nés, à faire augmenter le taux d’infanticides et à revenir aux tours d’abandon, « tradition » médiévale encore en vigueur dans certains pays.

Nous répondons : NON ! Si l’accompagnement des femmes était à la hauteur de leur détresse, avant, pendant et après l’accouchement, aucun problème d’ordre sanitaire ne devrait exister !

Quant à évoquer des raisons de santé publique, Quid de nos antécédents médicaux ? N’avons-nous pas le droit, comme tous les citoyens français, d’être informés de nos antécédents médicaux familiaux, afin de pouvoir prévenir toute maladie génétiquement transmissible qui, si elle doit se déclarer, pourrait être décelée à temps et enrayée autant que possible ? Qu’en est-il de notre devenir en cas de besoin de greffe et dons d’organes ? N’avons-nous donc pas le droit de vivre, comme n’importe quel citoyen de ce pays ?

Par ailleurs, la mise en place de tours d’abandons est impensable : ce n’est et n’a jamais été un palliatif, bien au contraire ! Cela menace d’autant plus la santé des femmes et des enfants, et ne résout en rien la question du droit à la connaissance des origines. Nous condamnons fermement ce type de décision.

Les infanticides : un grand nombre de personnes pensent que supprimer l’accouchement sous X ferait augmenter considérablement le taux d’infanticides.
Cependant, aucune statistique n’est en mesure de prouver que dans les pays (majoritaires) dans lesquels l’accouchement sous X n’existe pas, le taux d’infanticides est plus élevé. Penser que toutes les femmes sont au fond d’elles des meurtrières en puissance, capables de tuer, de noyer, d’étouffer leur enfant à la naissance n’est-il pas un manque de considération total pour ces dernières et un raccourci facile et injustifié ?


- « Les nés sous X sont une minorité à se soucier de leurs origines ».

Nous répondons : NON ! Faux et archi-faux ! Ce type de fausses statistiques ne prend absolument pas en compte le travail effectué bénévolement et régulièrement par les associations de pupilles de l’État, ni les milliers d’inscrits dans leurs fichiers de recherche, du côté des enfants comme du côté des familles biologiques. De plus, des centaines de personnes ont également mené leurs propres investigations de façon silencieuse.
Les démarches à entreprendre pour ce type de recherches sont fastidieuses et éprouvantes, certains ne se sentent pas la force de passer par là, ce n’est pas pour autant qu’ils ne se posent pas de questions !
Les nés sous X ne restent pas des enfants toute leur vie : si le désir de connaître leur origine ne se manifeste pas dans leurs plus jeunes années, il est des étapes de la vie où ce désir devient un besoin légitime et douloureux, particulièrement au moment où ils deviennent parents eux-mêmes, établissant une descendance sans connaître leur ascendance.
Ajoutons tous ceux qui ignorent leur adoption ou l’apprennent très tardivement ! Ils sont nombreux, nous le constatons dans notre travail d’aide aux recherches chaque jour.


- « Les personnes en quêtes de leurs origines pensent que les liens du sang sont plus importants que les liens affectifs ».

Nous répondons : NON ! Il n’existe pas, pour nous nés sous X, de primauté des liens du sang sur les liens affectifs. Les liens du sang nous inscrivent dans un héritage génétique (antécédents médicaux) et une histoire familiale, l'adoption crée un patrimoine affectif au bénéfice de notre construction. Il ne s'agit pas de remplacer l'un par l'autre, mais d'unir ce que l'un et l'autre nous apportent. Une maison sans fondation est une demeure fragile. Il en va de notre survie physique et psychologique de nous laisser l’opportunité de retrouver nos racines.




Il est aujourd’hui impensable que la France continue à fonctionner de cette façon et à bafouer les droits de l’homme sous couvert d’une loi obsolète datant du régime de Vichy. Si des efforts ont été faits pour l’accès aux origines personnelles, notamment avec la création en 2002 du CNAOP, ceux-ci demeurent insuffisants.

Nous, enfants du secret et sans racines, déclarons être en faveur de l’adoption, mais bel et bien contre ce « X », contre cet anonymat injuste qui nous prive de notre passé et constitue une entrave à nos libertés fondamentales et à notre développement personnel !



Dernière édition par 'Drey le Lun 23 Jan - 2:47, édité 3 fois

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Merci à tous les présidents pour leur collaboration, leurs idées et leurs conseils, ainsi qu'à Jean-Marie Coupleux.

L'union fait la force !!!

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Je crois qu'on ne pouvait pas mieux résumer la situation, nos désirs, les dégâts et les idées reçues qui doivent être démontées au plus vite !
Super boulot !
Smile

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4 un grand merci le Dim 6 Nov - 13:06

Un grand merci à tous ceux qui ont collaboré à l' élaboration de ce manifeste et un grand BRAVO à Audrey l' instigatrice de ce texte , un boulot de titan mais quel résultat Very Happy

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Chapeau aux présidents signataires qui ont accepté de s'unir tous ensemble pour la cause. Merci à Graciane, Jean-François, Pierre-Marie, Maria-Pia, Pierre et Laetitia pour leurs remarques judicieuses, leurs corrections, leurs idées. Ce manifeste est un travail collectif, une preuve que nous sommes soudés dans ce combat, quoi qu'en pensent certains.
Merci à Jean-Marie Coupleux qui est très actif également et de bon conseil.


L'objectif était, cette fois, non seulement de remettre en avant nos revendications, mais aussi et surtout de prendre la parole et de répondre une bonne fois pour toute à tous ces clichés véhiculés par les pro-anonymat.

Ces personnes, sous couvert d'une responsabilité médicale, sociale ou politique, s'arrogent le droit de penser pour nous, de nous faire dire des choses que nous ne pensons pas et n'avons jamais pensé. Il suffit !
Leurs arguments ne sont que raccourcis simplistes, non objectifs, et totalement injustes.

Là où la différence se fait, entre eux et nous, c'est que s'ils privilégient le droit de la femme à disposer de SON corps, nous, nous pensons non seulement à la femme, mais aussi à l'enfant et aux pères. A partir de là, je pense que notre balance est bien plus équilibrée.

Par ailleurs, à partir du moment où la femme porte un enfant, il ne s'agit plus là que de SON corps. Donc tous les arguments qui suivent ne peuvent être valables ...
Il y a bien plus d'éléments à prendre en compte que ce qu'ils veulent bien dire. Nous pouvons concevoir cette nécessité de faire en sorte qu'une femme accouche dans les meilleures conditions, qu'un enfant naisse convenablement sans que sa vie ne soit menacée ... mais offrir la sécurité ne doit pas signifier : vol des racines et de l'identité.

Je tiens à préciser (on ne pouvait pas tout mettre dans ce texte, il y a bien trop à dire), qu'il ne s'agit en AUCUN CAS de forcer quiconque à la rencontre.
Si la femme laisse son identité sous pli fermé et que l'enfant souhaite à sa majorité accéder à ces informations, il ne pourra pas exiger de rencontre si cette dernière n'est pas prête, cela me semble logique, pour de nombreuses raisons. Mais au moins que le né sous X ne soit pas spolié de ses droits de SAVOIR, d'avoir des réponses, pour avancer sereinement dans la vie. Cela nécessitera un accompagnement psychologique pour les deux parties, il faut s'en donner la peine.

Je rajouterai, merci à vous tous qui êtes aux côtés des associations, vous êtes un moteur, sans vous, il serait encore plus difficile d'avancer. C'est pourquoi, lorsqu'il le faudra .... nous comptons sur vous aussi pour nous épauler et agir, car cela doit être dans les deux sens. Un manifeste c'est bien, mais sans actions suivies, cela ne changera rien.
Ce manifeste ne doit pas tomber das l'oubli, il est fait pour la cause, pour nous tous.

On a pas fini d'entendre parler de nous !!!! .....................

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J'adhère à ton dernier message à 100% Wink

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Merci pour ce manifeste,

j'imagine qu'on peut le diffuser à partir de maintenant, c'est la version finale.

Par contre pourquoi on ne s'autorise pas à donner la possibilité à l'enfant (avant 18 ans donc)de pouvoir nouer contact (avec accord des parents adoptifs...parce que je n'ai pas encore accés à une culture de non soumission pour osez dire dés que l'enfant le demande) avec sa famille biologique?

Aprés tout moi c'est vers 12-14 ans que j'ai téléphoné dans un foyer d'adoption au hasard pour essayer de retrouver ma mère biologique. Ne sachant pas comment faire si jeune, j'étais bloqué dans ma recherche.

Je ne vois pas pourquoi l'enfant, qui sait qu'il a été adopté, n'a pas droit à pouvoir se construire une personnalité dans les conditions optimales.

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8 possibilité actuellement le Mar 8 Nov - 11:51

L ' enfant actuellement mineur peut actuellement accompagné de ses parents adoptifs consulter son dossier. Pour cela il faut une lettre écrite par les parent et une par l' enfant pour cette demande et l' enfant est entendu avec ses parents adoptifs pour justifier sa demande et si celle ci est recevable il peut consulter son dossier .
Graciane x , présidente des X en colère .

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Merci Graciane,

Pour reprendre le message précédent,l'enfant accompagné par ses parents adoptifs peut consulter son dossier.

3 possiblités:

1) Donc s'il y a rien, l'enfant est bloqué. (j'enfonce une porte ouverte)

2) S'il y a quelque chose, mais que le mere biologique ne veut rencontrer personne, là l'enfant comprend l'injustice.

3) La mère dit OK pour la rencontre et là que dit la loi, que fait le CNAOP? Ca depend de l'empathie des parents adoptifs qui ayant fait cette demarche avec leur enfant vont jusqu'au bout j'imagine.




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merci et bravo pour ce manifeste!

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Je vous annonce officiellement que le Manifeste contre l'accouchement sous X est ouvert aux cosignatures des associations qui souhaiteraient nous rejoindre et qui ne figurent pas encore dans la liste des cosignataires.
Que les associations concernées me tiennent au courant avant le 15 janvier 2012.
Merci et bonnes fêtes à tous !

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Bonjour à tous,

le texte du manifeste vient d'être édité avec les modifications suivantes :

- ajout de : "ont apporté leur soutien à ce manifeste :

Claude SAGEOT-CHOMEL, Président de l'association "DPEAO"
Myriam GANTY (Marianet), Présidente de l'association "Retrouvons-Nous"

- Le nom de "Kriguer" a été mis en majuscules comme tous les autres noms de famille car il ne l'était pas.

- La fonction de Jean-François, anciennement "représentant des associations de personnes nées sous X au CNAOP" a été changée en "représentant d'associations de défense du droit à la connaissance des origines au CNAOP" afin d'être en totale adéquation avec le texte de loi.

- "collaboration" et "approbation" ont été mis en gras, comme le terme de "soutien".

- La phrase "nous, nés sous X sur le territoire français" a été modifiée en " nous, nés sous X et enfants abandonnés sur le territoire français" afin de ne pas oublier ceux qui ne sont pas nés sous X mais pour qui l'accès aux origines personnelles reste inévitablement compromis par le "secret".


MERCI à tous les présidents dont les noms apparaissent sur ce manifeste pour leur collaboration !!!

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Perfectionnisme oblige, et cela me perdra, petites modifs :

- Associations listées par ordre alphabétique par souci de cohérence, avec les meilleurs pour la fin Laughing (je plaisante bien-sûr !)

- Des "A" majuscules à "association"

- "Retrouvons-Nous" en majuscules, c'était les seuls à ne pas l'être

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cheers

Merci à toi 'Drey pour l'initiative de ce Manifeste et merci aussi à tout ceux qui ont contribué à sa rédaction.

Mon émotion a été grande en le lisant car chaque paragraphe, chaque ligne, chaque mot exprime cette douleur et cette colère qui est nôtre. Tout y est et tout y est juste. Reste à ceux à qui il s'adresse et qui le liront d'en ressentir notre vécu et notre détermination.

Quel plaisir également d'y découvrir unies dans cette volonté tous les représentants d'association. Quel bonheur d'offrir à nos détracteurs cette image d'union, de détermination et de force communes.

C'est en soit déjà, une grande victoire.

Henriette_25

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Merci Henriette pour ce message d'encouragement.

Bonne nouvelle du jour, manifeste "publié" avec copie de mon mail sur le blog du collectif A&A (Abandon/Adoption):
http://abandon-adoption.hautetfort.com/

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