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Les enfants espagnols sous x sans le savoir

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Il y a des choses dans ca vie qui surpassent la realite, les bebes vendu merchandises en Espagne , cest une vrai honte que dans un pays au quel on l appele democratiqur et europeen, on a merchandise vendu exchange etc le beb ne sait rien il vien detre ne la mama on le montre un bebe gele au frigo de lhopital comme echantillon de ces monstres, ah si les uarais devant je touerai un par un ; salut a tous et courage Twisted Evil

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Tout mes meilleurs souvenirs Marian, vous qui m'avez permis "autrefois " les recherches génétiques concernant mon épouse.
Amitiés
Alain AMAT

Voir le profil de l'utilisateur http://monsite.wanadoo.fr/melanome-maryvonne
Un article qui explique beaucoup de choses sur les cas espagnols


Espagne. Niños robados. Enfants volés
Historiquement, je croyais la Corée du Sud championne du monde dans le domaine des adoptions pas très nettes. A présent, je crois que c'est peut-être l'Espagne. Bon, il y a de grandes différences: il s'agit là d'une histoire intranationale ... et ces adoptés, en se construisant durant leur l'enfance n'ont pas, je pense souffert psychologiquement d'un déracinement total et/ou d'un sentiment d'étrangeté permanent. Ils ignoraient qu'ils étaient volés, et même souvent qu'ils avaient été adoptés.

Je crois néanmoins intéressant de présenter ce qui suit car je pense qu'on peut trouver beaucoup de choses similaires dans d'autres pays, notamment comment peut se développer un sacré sale système à partir de quelque chose qui doit en principe aider, protéger des enfants. Je crois aussi intéressant de présenter ce qui suit car celà présente une réaction civile intéressante.

Il y a plus d'un an un juge espagnol, Baltasar GARZON (très connu pour avoir ouvert plusieurs enquêtes internationales en tapant très haut au niveau des droits de l'homme. Il a coincé quelques temps Pinochet à Londres notamment.), se pencha sur des enfants volés aux républicains par les nationalistes après la guerre civile espagnole (1936-1939). Aujourd'hui, El Mundo, l'un des quotidiens espagnol le plus important du pays, vient en aide à l'association ANADIR (Association Nationale des Victimes d'Adoptions Illégales)

Greg

Avec son aimable autorisation, voici la traduction non officielle en français de "Familias ficticias; vidas robadas"


Des vies de fiction. (1er onglet)
Des familles fictives; Des vies volées.

par Raquel Quílez

"Mes parents m'ont confessé qu'ils m'avaient acheté"; "Ils ont payé pour moi davantage que pour un appartement"; "Un religieux leur a permis de choisir entre un petit garçon ou une petite fille", "Ils ont eu à employer une mère porteuse"... Ces témoignages n'appartiennent pas des scénarios de film. Ce sont des histoires réelles de personnes qui, devenues adultes, ont découvert que leur vie est un mensonge. Dans l'hôpital des nouveaux-nés ont changé de mains avec au préalable un paiement de leurs parents adoptifs. Qui est leur vraie mère ? Qui s'est enrichi avec leur vente ? Énormément de questions se bousculent sans réponse dans leurs têtes.


Selon l'avocat Enrique Vila, entre 200.000 et 300.000 personnes pourraient être concernés. Des cas qui trouvent leurs racines à l'époque du franquisme apparaissent maintenant à la lumière avec des protagonistes qui découvrent que leur famille n'est pas celle qu'ils croyaient. Leurs histoires rappellent des scénarios de film : des enfants en échange d'argent en plein jour, des bébés qui sortaient de salles d'accouchements en étant déclarés morts, des sages femmes qui falsifiaient des documents...
[ Lien au deuxième onglet : "Ainsi se déroulaient leurs histoires."]

Juan Luis Moreno a su qu'ils l'avaient acheté pour 150.000 pesetas quand son père le lui a confessé dans son lit de mort [ LIEN A SON HISTOIRE (en espagnol) ]; Maria Labarga a découvert que son acte de naissance était falsifié et que celle qu'elle croyait être sa mère ne l'est pas [ LIEN A SON HISTOIRE (en espagnol) ]; Paloma Mosset cherche sa fille, déclarée morte après être née [ LIEN A SON HISTOIRE (en espagnol) ]... Elles sont nombreuses les personnes, après des années de soupçons, qui ont décidé d'enquêter sur leur cas. Une centaine d'entre elles se sont associés dans ANADIR (lien) [ l'Association Nationale de Victimes d' Adoptions Illégales] avec la volonté qu'on les écoutent dans les tribunaux, quelque chose de compliqué jusqu'à présent, puisque les demandes devant divers tribunaux provinciaux ont été mésestimées. Une seule donne lieu à une enquête par le Ministère public d'Algésiras-. " On nous dit que ce sont des délits prescrits parce qu'ils ont déjà plus de 40 ans. Mais il n'y a pas prescription sur la disparition de personnes jusqu'à ce que celles-ci apparaissent et de plus, ce type de cas est fréquent ", affirme Vila, avocat au service d'ANADIR qui prépare une plainte collective devant le Ministère Public Général de l'État pour les mois suivants.

Cet avocat enquête depuis 10 ans sur ce genre de cas. Il a commencé par représenter des adoptés à la recherche de leurs origines et il a ainsi découvert que plusieurs figurent comme des enfants naturels dans leur acte de naissance, malgré le fait que leurs propres familles leurs ont racontés qu'ils ne le sont pas. Qui a falsifié leurs papiers ? Qui se cache derrière ces inexactitudes ? Il assure qu'entre 10 et 15 % de ceux qu'il représente se trouve dans cette situation. Selon ses calculs, en Espagne il y aurait environ 2.000.000 d' adoptés nationaux, ce qui, en extrapolant cette donnée, ferait qu' entre 200.000 et 300.000 cas seraient illégaux. Après avoir vérifié que leurs albums de familles reflétaient une fausse réalité, les victimes de ces histoires rompent leur silence et réclament justice.


Ainsi se déroulaient leurs histoires. (2ème onglet)
Des réseaux de religieux, de médecins et de fonctionnaires


L'histoire des enfants "appropriés" - ainsi préfèrent-ils que l'on les appelle - plonge ses racines dans le franquisme. Bien que dans les premières années elle a été chargée d'idéologie - On volaient les enfants de prisonniers politiques et de femmes républicaines pour les donner aux familles conservatrices - rapidement celà s'est converti en des histoires purement économiques qui ont étendu leurs tentacules au-delà de la dictature. De cela témoigne Francisco Tena, sociologue et expert dans le domaine qui suit depuis des années les traces de l'origine de certaines de ces personnes. "Les cas plus nombreux se trouvent entre 1963 et 1970, bien que je m'occupe de cas allant de 1943 à 1995. En 50 ans: imagine-toi toutes les victimes qui ont pu exister !", s'exclame-t-il. L'avocat Enrique Vila représente des "appropriés" de jusqu'à 1979.

En étudiant les cas, on découvre un "modus operandi " qui revient souvent. "Des couples mariés qui ne pouvaient avoir des enfants, souvent bien agés, se mettaient en rapport au moyen de connaissances avec des personnes qui pouvaient leur en fournir. Dans une première rencontre on leur disait dans quelle ville ils auraient à aller et l'argent qu'ils devaient payer pour [ lien : CE FUT LE CAS JUAN LUIS ET D'ANTONIO (en espagnol)] et le jour indiqué, ils se déplaçaient là où l'échange était fait, généralement dans des maisons ou des parcs. Après ils ordonnaient à une matrone ou à une infirmière de leur propre ville de falsifier, avec aussi un paiement préalable, le certificat de naissance, puis avec celui-là ils se présentaient à l'état civil où ils inscrivaient le bébé comme propre à eux. Tous emportaient de l'argent", décrit Vila.

Le centre de l'affaire se situait entre les murs des hôpitaux où était vécu des situations bien différentes. Il y avait des mères qui voulaient donner l'enfant pour l' adoption, de jeunes femmes ou des mères célibataires qui, pressées par leurs familles et la morale de l'époque, décidaient de ne pas poursuivre leur maternité, des prostituées qui ne pouvaient pas avoir le bébé... Mais il y avait aussi des cas plus tragiques. "Il y avait des femmes sans histoires avec des accouchements sans problèmes à qui on retirait le nouveau né en leur disant qu'il était mort. Plusieurs ne virent jamais voir le corps du bébé, ni le certificat de décès, ni rien de rien", affirme Francisco Tena. Cet enfant sortait de la clinique avec pour destination un autre foyer et dans la majorité des cas, comme dans celui d'Antonio Barroso ou de Maria Labarga (liens- en espagnol), on modifiait les historiques médicaux et les actes de naissance pour effacer toute trace de ce qu'on avait fait.

"Il y avait pratiquement toujours des personnes religieuses impliquées dans ces histoires. Elles se croyaient dotées d'un pouvoir moral leur permettant de retirer des bébés à des mères sans ressources pour les donner à des familles conventionnelles. Mais elles figurent là parce qu'en ces années elles travaillaient comme infirmières dans les hôpitaux, et non parce que c'était une affaire institutionnelle de l'Église", explique Vila. La dimension du scandale est arrivée à atteindre de grandes proportions. "Il y a eu de nombreuses familles à qui on a enlevé des enfants. Les mères étaient pauvres culturellement et écomiquement. Il s'agissait de célibataires, de jeunes sans défense qui se résignaient quand on leur disait que l'enfant était mort. Certaines sont encore aujourd'hui en cours de traitement psychologique", dénonce Francisco Tena, qui relève que "la majorité des adoptants l'ont fait de bonne foi" et qu'on ne peut pas les accuser d'un délit parce que, bien qu'ils ont payé pour les enfants, "on leur disaient que c'était pour des frais médicaux, des frais administratifs, etc.". " Les intermédiaires en ont la responsabilité et il y a eu beaucoup de gens qui se sont enrichis avec cela. Le Ministère Public devrait intervenir et étudier à quel niveau celà se trouve dans les atteintes à l'humanité . Celà est d'une dimension terrible ", juge-t-il.


La carte de la tragédie. (3ème onglet)
Des hôpitaux dans le colimateur



Selon les études du sociologue Francisco Tena, la majorité des adoptions irrégulières se sont produites à Madrid et à Bilbao. Mais à ANADIR on a associé des personnes de Saragosse, de Malaga, de Barcelone, de Cadix, d'Alicante, de Valence, d'Almería ... [ voir la carte à droite de cette page] "Il y a des noms de cliniques qui se répètent fréquemment dans les histoires. Où l'on trouve le plus de personnes touchées c'est à Madrid, et souvent par la maternité O'Donnell; à Cadix par l'hôpital Zacamola, le Miguel Servet à Saragosse", on raconte à l'association. Il y a aussi Santa Isabel à Valence, et Santa Cristina ou le déjà fermé Saint Raymond dans la capitale.

Tena, lui-même, a réalisé une étude sur la maternité O'Donnell qui est rapportée dans son livre "Enfants invisibles dans la chambre obscure", dans lequel il enquête sur une étrange épidémie d'otite qui a provoqué, selon les archives de l'hôpital, de nombreuses morts de bébés en 1964, quand il n'était pas habituel de décéder à cause de çà. On avait soumis cette clinique à une rénovation profonde après.

Cependant, l'avocat Enrique Vila relève qu'il s'agissait davantage d'histoires personnelles que de celles de centres hospitaliers. "Dans presque toutes villes il y avait un centre dans lequel plus de cas se produisaient, mais je crois qu'on avait affaire à des réseaux extérieurs aux hôpitaux. Le problème pour les victimes se présente quand elles rendent à ces centres hospitaliers à la recherche de leurs historiques ou de ceux de leurs mères pour retrouver leurs origines." Il y a beaucoup de personnes à qui l'hôpital refuse l'accès à ses rapports, on leur dit qu'ils ont disparu ", dénonce Francisco Tena. On a répondu à Juan Luis et Antonio (lien- en espagnol) qu'ils ne figurent pas comme nés en ces centres, comme non plus leurs mères en tant que personnes admises pour y accoucher . David Rodríguez et Marie Labarga (lien- en espagnol) ne savent même pas où chercher leurs dossiers. Comme ceux-là, des centaines de victimes essaient ces jours-ci d'éclairer leurs vies. Un objectif pour lequel Internet s'est mis à leur service au moyen de forums et d'adresses "virtuels" comme http://www.buscapersonas.org/ ou http://www.quiensabedonde.es/ où presque chaque jour s'ajoutent de nouveaux noms à la recherche de leurs parents perdus.


Que faire ? ( 4ème onglet)
Que doit-on faire si on soupçonne que l'on est un "enfant volé" ?


La publication de ces histoires a fait réveiller de nombreux soupçons. Des dizaines de personnes ont contacté le quotidien ELMUNDO à elmundo.es [ENVOYEZ VOTRE HISTOIRE (lien)] pour raconter leurs cas et pour demander une aide devant ce qu'ils considèrent comme pouvant être une irrégularité. Des femmes pour qui on a déclaré un bébé comme mort dans l'hôpital, des personnes qui se sont vu forcées par leurs familles à donner un enfant pour être adopter, des enfants qui croient ne pas avoir grandi dans la famille correcte...

Après avoir lu les histoires de Juan Luis Moreno, d'Antonio Barroso, de Maria Labarga, de David Rodríguez ou Paloma Mosset (liens) ces personnes ont eu l'inquiétude que leurs cas soient similaires, mais elles n'ont pas de preuves qui soutiennent leurs intuitions. Que peuvent- elles faire dans ces cas ? Quels pas doivent-elles faire pour éclaircir leurs histoires ? Les fondateurs d'ANADIR (lien) [l'Association Nationale de Victimes des Adoptions Illégales] et un avocat, Enrique Vila, ont élaboré cette liste d'indications:

- Dans le cas des enfants qui soupçonnent qu'ils n'ont pas vécu avec leurs vrais parents...

1 º. Contacter des amis, des voisins, des proches, des collègues... de vos supposés parents qui peuvent vous raconter si votre mère a été ou non une femme enceinte ou s'il y a eu quelque chose de bizarre dans votre famille autour de la date de votre naissance.

2 º. Faire des tests ADN avec la mère. Le moins cher - pour environ 200 euros - est de se présenter à une pharmacie où on emporte de suite les échantillons de salive à un laboratoire pour les analyser. Ces tests n'ont pas de validité juridique, mais ils serviraient à sortir de doutes. Pour obtenir une preuve valide il faudrait directement faire ces tests dans des centres homologués, où un technicien ou un avocat certifient l'origine des échantillons. Enrique Vila travaille avec l'Université du Pays Basque. Le prix est de 400 euros et en 15 jours les résultats sont obtenus.
3 º. Vérifier l'acte de naissance (état civil ) et l'acte d'accouchement (archives de l'hopital). Si vous figurez comme des enfants naturels, il est clair qu'ils ont été manipulés et qu'il y aurait quelques personnes impliquées dans çà.

4 º. Se présenter à la clinique dans laquelle vous êtes supposément nés et demander votre historique clinique, celui de l'accouchement et celui de l' admission de votre mère. On ne peut pas vous le refuser, bien que dans la majorité des cas on vous dira qu'ils ont disparu ou qu'on ne garde pas de si vieux documents . "Souvent la mère adoptive ne rentrait même pas dans le centre hospitalier. On sortait l'enfant et on lui donnait dans un autre lieu, bien que parfois on faisait de faux actes. Le plus probable c'est qu'il n'y est pas de documents et que l'enfant ait été inscrit dans un autre hôpital ou même dans une autre ville", explique Vila.

5 º. Contacter ANADIR où il y a déjà 110 membres qui peuvent vous assister légalement et juridiquement, ou un avocat particulier pour étudier les actions légales pertinentes.

- Si c'est est la mère qui a un soupçon :

1 º. Se présenter à l'hôpital auquel vous êtes rentré pour accoucher et demander votre historique clinique dans lequel les conditions de l'accouchement devraient être établies. La mort d'un bébé doit être inscrite.

2 º. Se présenter au cimetière auquel on a supposément emporté le corps de l'enfant et demander à connaitre les entrées en provenances de votre hôpital autour des jours de l'accouchement.

3 º. S'il n' y a dans aucun de ces endroits de données fiables, c'est alors le plus probablement que quelque chose se cache derrière. Dans ce cas, contacter ANADIR ou un avocat pour étudier le cas.

SOURCE :

http://abandon-adoption.hautetfort.com/film_-_documentaire/

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